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MOT DE LA PRÉSIDENTE

MOT DE LA PRÉSIDENTE

Denise Gaudreau
Denise Gaudreau

La formation des futures infirmières et futurs infirmiers : ensemble vers un but commun.

De la même manière qu’il y a 40 ans, quand les infirmières sont passées d’une formation initiale dans les écoles d’infirmières des hôpitaux pour se tourner vers les cégeps, nous saurons faire face au tournant d’une formation initiale universitaire.

De première importance et à l’image du changement du début de la décennie 1970, où les infirmières des écoles d’hôpitaux étaient respectées et reconnues, « les infirmières d’avant et de maintenant » auront un droit d’exercice plein et entier. Je crois très sincèrement que nous avons maintenant dépassé les discours émotifs du genre : « bonnes et moins bonnes infirmières ». Nous sommes des infirmières et des infirmiers qui travaillent consciencieusement et professionnellement pour nos patients dans des contextes parfois difficiles et avec des moyens souvent limités.

Le principal argument à l’appui de la nécessité de ce changement est notre retard en ce qui a trait à la formation, tant du point de vue du nombre d’heures que du contenu lui-même.

Pour le volet « quantité », voici quelques faits :

  • Le Québec est la seule province qui n’a pas la formation universitaire comme condition d’entrée à la profession.
  • Nous avons un déficit moyen de 2 500 heures de formation nursing avec nos collègues du reste du Canada.
  • Et finalement, nous nous situons au 16e rang, sur 20, des pays francophones (incluant l’Afrique) en ce qui concerne le nombre d’heures de formation.

Pour le volet « contenu », mentionnons, entre autres, que notre formation ne nous permet pas d’entrer pleinement dans tous les domaines d’exercice (santé mentale, santé communautaire, soins critiques) et de nous approprier pleinement les activités de notre champ de compétence (complexité des soins, demandes accrues, interdisciplinarités et autres).

Vous retrouverez l’ensemble de l’argumentaire vous démontrant le caractère incontournable et urgent de ce changement ainsi que les mesures transitoires et permanentes visant l’application de cette mesure dont la création du statut d’interne en soins infirmiers, sur le site Web de l’OIIQ.

Pour notre bien et celui de la population, nous devons être unis devant le fait que notre relève doit dorénavant être formée pour faire face aux exigences des milieux, à la complexité des offres de service, et surtout, aux besoins de nos patients.

La présidente de l’ORIIM,

Denise Gaudreau

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