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TENDANCES INFIRMIÈRES

TENDANCES INFIRMIÈRES

Entrevue avec Élyse Bériault, infirmière, lauréate du prix Relève

Élyse Bériault, infirmière

1.  Pouvez-vous me parler de votre travail? (Dans quel milieu exercez-vous? Depuis combien de temps?
Élyse : Je travaille à l’hôpital du Surcroît depuis neuf ans. Je suis infirmière clinicienne, soutien à la pratique clinique auprès des infirmières et infirmiers travaillant en médecine et chirurgie. Mon rôle est de soutenir les équipes en leur offrant des formations sur les nouvelles méthodes de soins. Par exemple, en présence d’un cas complexe à l’unité, je supporte les équipes en répondant à leurs questions. De plus, je m’assure de leur fournir l’information nécessaire lors de l’implantation de nouveaux formulaires.

Mon rôle n’est pas le même que la conseillère en soins : celle-ci travaille à mettre en place des outils de travail en se basant sur des données probantes. Tandis que la conseillère clinique apporte et explique, sous forme de formations, les nouveaux outils de travail mis en place par la conseillère en soin.

2. Offrez-vous de la formation aux candidates et candidats à l’exercice de la profession infirmière?
Élyse : Concernant les candidates et candidats à l’exercice de la profession infirmière (CEPI), j’assure un suivi, mais mon principal rôle est de soutenir les équipes de soins en médecine et chirurgie. Les CEPI sont encadrées par des infirmières dédiées à leur orientation et leur formation dans les divers départements, et l’encadrement est plus personnalisé pour les infirmières novices.
 
3. Résumez-moi votre parcours scolaire et professionnel.
Élyse : J’ai fait ma technique de trois ans au cégep de Valleyfield. Ensuite, j’ai poursuivi mon cheminement au 1er cycle. J’ai obtenu mon baccalauréat à l’Université de Sherbrooke, campus de Longueuil. À la fin de mon programme, je ne savais pas si je poursuivais au 2cycle, j’ai fait une pause et je suis en réflexion. Il y a tellement de programmes en sciences infirmières qui m’intéressent! Cependant, j’aime relever de nouveaux défis. Je suis très intéressée par une formation sur le leadership clinique dans le domaine des sciences infirmières.

Mon parcours professionnel est varié. J’ai toujours travaillé à l’hôpital de Valleyfield, aux départements d’urgence, de médecine de jour, de clinique externe. De plus, j’ai été assistante infirmière-chef à l’unité de médecine. Finalement, j’ai travaillé en tant que conseillère sur le nouveau projet de l’hôpital à Vaudreuil-Dorion.

4.    Quels sont les éléments stimulants dans votre pratique?
Élyse : Ce qui me stimule est de pouvoir réellement aider les équipes infirmières dans leur travail de tous les jours. J’ai la sensation qu’elles ont besoin de repères. En établissant un lien de confiance avec les équipes de soins, je deviens leur repère clinique. De ce fait, elles ne me perçoivent pas comme la « police », mais plutôt comme une alliée sur qui elles peuvent compter. Je peux donc discuter dans un environnement respectueux où elles sont à l’aise de me faire part des problématiques des différents départements.

En offrant de la formation, je peux exprimer mon côté créatif de façon concrète. C’est extrêmement stimulant et gratifiant de voir comment les gens ont apprécié les formations et mon rôle de soutien clinique.
 
5.   Quels sont les éléments irritants dans votre pratique?
Élyse : Je constate que mon rôle est moins bien compris par certaines équipes de soins. Plusieurs pensent que j’ai un rôle de « police » ou « d’inspectrice ». Alors que mon but est de les soutenir et de les épauler en offrant de la formation. Je trouve plus difficile de faire de l’enseignement sur l’implantation de nouveaux formulaires, alors que les employés n’y voient qu’une surcharge de travail. Je dois donc leur en démontrer les avantages. Parfois, cette étape est plus ardue, mais encore une fois en créant un bon lien de confiance avec le personnel, cela me permet de faire accepter cette implantation plus facilement.

6.    Qu’aimeriez-vous dire à la relève nursing? Un petit mot d’encouragement?
Élyse : Évidemment, il y a beaucoup de travail en tant qu’infirmière ou infirmier, c’est une belle profession. Le travail d’équipe et le sentiment d’appartenance sont des éléments extrêmement stimulants. Notre profession n’a aucune limite. Il n’y a aucune barrière, nous avons la chance de pouvoir exercer dans des milieux variés. Il suffit de faire preuve d’audace et de belles possibilités de carrière s’offrent à nous. Alors, mon conseil : foncez, car il n’y a aucune limite à ce que l’on peut accomplir.

Intervieweuse : Marie-Pierre Sarrazin, présidente CPCOÉ

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